Qu’est-ce qu’un plan de travail ?
- Pour nous, c’est un outil qui va permettre aux enfants de travailler en autonomie avec plus ou moins d’individualisation : quand on travaille pour la classe entière, difficile d’individualiser.
Il y a aussi l’objectif de se libérer du temps pour être disponible pour certains élèves. - Cela fait une trace écrite pour les parents entre autres. On ne voit pas forcément ce qu’ils font.
- Cela peut servir aux enfants pour savoir ce qu’ils doivent poursuivre comme travail, ou ce qu’ils peuvent choisir de faire.
- Mettre en place un plan de travail demande une réflexion sur les déplacements et les espaces de travail : il faut que les déplacements puissent se faire de façon fluide, que les enfants ne se gênent pas, qu’ils n’aient pas de table forcément attitrée mais qu’ils puissent changer de place facilement ou accepter de changer pour libérer sa place pour un copain.
- Le lâcher prise :
- “à partir du moment où ils sont en plan de travail, est-ce qu’ils travaillent vraiment ?” “Est-ce qu’on va balayer tout ce qu’il faut travailler?” “Est-ce qu’ils ne vont pas rester dans leur zone de confort?”
- Pour éviter qu’ils ne travaillent que dans un domaine, on peut instaurer des plages réservées : par
exemple activité de français dans tel créneau, activité mathématique dans tel autre créneau. Reste que même en maths, certains peuvent ne faire que de la géométrie, ou que du calcul…C’est la part de l’enseignant.e, quand iel fait le point, d’inciter à diversifier.
Le bruit : - “Il me semble que quand ils sont en plan de travail, ils sont plus bruyants.”
- Cela dépend des personnes et des groupes d’élèves ! Cela dépend du seuil de tolérance de chacun aussi.
- “Est-ce que c’est parce que dans ces temps là, ils ont l’autorisation de parler ? Ils n’en ont pas l’habitude…” c’est une question à travailler et à porter à la réflexion des élèves en amont, par exemple lors d’un conseil de coop (ou plusieurs !)
- Une suggestion est l’élaboration d’un code du son. Il y a alors nécessité de travailler, comme un temps de “vrai” travail préalable, ce que c’est réellement par exemple de chuchoter.
La question de l’aide : - La question du besoin d’aide pendant le temps de travail est aussi une question à bien définir en amont
- Un bon conseil est d’instaurer un système d’inscription au tableau afin de traiter les noms au fur et à mesure.
- D’abord ils doivent chercher de l’aide. Réflexion sur les élèves-ressources (par exemple, celles et ceux qui ont passé avec succès une fiche-bilan sur telle ou telle notion (par exemple, une ceinture verte peuvent aider les camarades dans les exercices de couleur inférieure – pour celles et ceux qui utilisent ces techniques de graduation dans la difficulté par matière -)
- à noter aussi le “tétra-aide” de Bruce Demaugé-Bost dans les classes (ça va/ j’ai une question non urgente/ j’ai besoin d’une validation/ je suis bloqué j’ai besoin d’une aide urgente). C’est une autre façon de signaler qu’on a besoin d’aide. Et cela limite les déplacements.